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Une semaine après le départ, me revoilà, ici et là. Sans trop savoir pourquoi, sans trop comprendre ce qu'il m'arrive. Ma tête est vide, mon corps est vide, comme si on m'avait opérée et enlevé tout à l'intérieur de moi, laissant juste le sang qui coule dans les veines. C'est dur de se dire qu'il y a quelques heures encore nous étions tous ensemble, à rire, à parler , et là, d'un coup, il n'y a plus personne, je suis seule trainant avec moi ma nostalgie. La tristesse pointe le bout de son nez puis vient le tour des larmes. Un cercle vicieux, le même refrain à chaque fois. J'aimerai éviter tout ça, tout ce remue ménage à chaque départ, tout ce broua-broua d'idées dans ma tête, mais comment éviter quelque chose qui m'est inévitable ? Après l'euphorie des bons moments vient la nostalgie, à croire que rien ne va sans l'autre. Alors à tous ces matins autour du lac pendant notre jogging, nos brunch, les heures passées à la piscines que je ne compte plus, l'eau avalée, le tennis, les fous-rires interminables, nos blagues pas drôles. Et j'en passe. A nos photos, aussi. Je suis revenue, malgrès moi, emportant dans ma tête mille et un souvenir, tous les uns plus beaux que les autres.
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